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Premier prix ALCUIN  – Grand prix GRAFIKA – Mention A&D


Esse – VICE: The Creators Projects – Le Devoir – La Presse – La Tribune


Post-Punk Art Now est le pendant imprimé de l’exposition collective In a Post-World: Post-Punk Art Now qui a eu lieu à la galerie The Invisible Dog à Brooklyn du 27 octobre au 6 novembre 2016. Post-Punk Art Now a été lancé du 20 au 23 octobre 2016 au centre d’essai en art imprimé Arprim à Montréal, Québec. Post-­Punk Art Now réunit des artistes et des auteurs

— de New York: Todd Bienvenu, Michael David, Mina Pam Dick, Paul D’Agostino, Claudia Eve Beauchesne, Mandy Lyn Ford, Rafael Fuchs, Ted Riederer, Aaron Cometbus, Martha Wilson, Richard Garet — du Quebec : Annie Baillargeon, Sylvain Bouthillette, Julie Andrée T., Sébastien Pesot, Marc-Antoine K. Phaneuf, Jacinthe Loranger, Mathieu Valade, David Clerson, Jacob Wren, Anouk Pennel (Feed) — de l’Angleterre : Andrew Hussey — de France : Philippe Nassif post-punkartnowpatisa

Editeur : Sébastien Pesot Directeur de publication : David Clerson Designer Graphique : Anouk Pennel – Feed Ideateur : Gilles Prince Traduction (français vers l’anglais) : Jeffrey Moore Traduction (anglais vers le français) : Christophe Bernard

Dès ses origines le punk a entretenu une relation étroite avec la pensée situationniste à laquelle il emprunte la négativité, la pratique du détournement, une violence nihiliste, le dégoût de son temps, mais son rapport aux avant-gardes peut remonter plus loin : on retrouve chez lui l’arrogance dadaïste, l’apologie du bruit des futuristes, un sens de la provocation que n’aurait pas renié Arthur Cravan, et comme les avant-gardes il n’était peut-être pas destiné à durer. Ainsi l’a-t-on déclaré mort dès 1978 dans un autosabotage provocateur qui fut suivi d’innombrables résurrections comme si cette mise à mort ne pouvait être définitive. Dans Post-Punk Art Now, c’est de son héritage dont il est question, un héritage idéologique (le DIY, l’anarchisme), mais aussi un héritage esthétique, celui du goût de la laideur, de la réappropriation de la violence, de l’hybridité fondamentale interdisant les dogmatismes esthétiques, du détournement des symboles oppressifs, de l’art pensé dans sa négation. Comme les avant-gardes, le punk voulait faire table rase. Ici ce sont plutôt les façons de se le réapproprier qui sont pensées, non pas dans le désir de le reproduire, mais dans celui de peser son héritage au sein de démarches artistiques, de juger sa postérité dans le monde d’aujourd’hui. Et alors que le punk se retrouve déjà au musée, on peut se plaire à croire qu’il réapparaîtra sous des formes nouvelles et subversives, à l’image de ce qu’il est : un mouvement culturel bâtard dont on ne saurait tracer de portrait uniforme ; une force créatrice mêlée d’instincts autodestructeurs et capable de déboulonner ses propres statues.


Post-­Punk Art Now a été rendue possible, en partie, avec le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et avec le soutien de donateurs sur IndieGogo.

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